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06/09/2015

BIO3G investit la friche de France Champignon à Chacé

Une entreprise exemplaire et des emplois.

Les 11 hectares de la friche industrielle France Champignon à Chacé vont enfin revivre ! L'entreprise bretonne vingtenaire BIO3G, spécialiste de la biotechnologie pour l'agriculture et les espaces verts et qui emploie 300 salariés en France, Suisse et Belgique lui redonnera vie à compter de cette fin d'année 2015. Une vraie plus-value pour le Saumurois et l'embauche annoncée d'ici à 2 ans d'une vingtaine de personnes émanant du tissu local. Entretien avec Marc Guillermou, son dirigeant.

Légende photo (de gauche à droite) : Simon Berlemont, responsable qualité, sécurité et environnement du site saumurois, Marc Guillermou, Dirigeant de BIO3G et Pascal Brunel, responsable du site de Chacé sur l'espace en plein aménagement (juillet 2015)

 

 

 


Avec sa devise « donner à la nature les moyens d’exprimer son potentiel », l'entreprise bretonne BIO3G créée en 1997 par Marc Guillermou à Merdrignac dans les Côtes d'Armor, emploie plus de 300 salariés et a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros. Spécialisée dans les domaines de la micro-biologie et de la biologie moléculaire, elle conçoit, développe et commercialise des solutions innovantes, naturelles et respectueuses de l’environnement pour l’agriculture et les espaces verts. Son plus ? La biostimulation. « Plutôt que de « perfuser » le sol et les végétaux d’apports chimiques, nous proposons de dynamiser la vie du sol et, ainsi, de contribuer au développement optimal des plantes, », explique Marc Guillermou. « Il en résulte une alimentation animale de qualité, encore améliorée par notre gamme de stimulants digestifs. »

Une croissance permanente

En 2002, l’entreprise costarmoricaine investissait à Salindres dans le Gard, dans son premier outil de production : BIOS Développement. Avec 16 personnes, cette filiale affichait en 2014 un chiffre d'affaires à 5,1 M€. « A partir de ce moment là, on devient industriel avec la fabrication de granulés bouchonnés. Et on continue ainsi à conjuguer croissance et développement de notre activité,» se félicite le cinquantenaire breton.
La clientèle agriculteurs représente 90% du volume d'activité. Les 10% restants sont réalisés par le secteur Espaces Verts (collectivités territoriales, paysagistes,...) ou encore celui la viticulture. La société réalise son CA sur la France (90%) et la Suisse (10%). Elle prévoit un développement à l'export dès l'exercice 2015-2016 et notamment en Belgique, Espagne et Italie, mais aussi dans le domaine de la viticulture. De fait, si BIO3G est présent sur 10% du marché de l'agriculture en France, la viticulture ne représente encore que 2% de sa clientèle. « Nous travaillons actuellement en matière de R&D pour optimiser des solutions innovantes en direction du secteur de la viticulture. Et nous profiterons de notre positionnement au cœur du vignoble ligérien, l'un des plus important de France et particulièrement ouvert aux biotechnologies, pour sensibiliser les viticulteurs à nos solutions. »

Les ingrédients de la réussite

Une réussite qu'explique Marc Guillermou très simplement : « Les ingrédients de la recette sont au nombre de 3 : D'abord la solution, à savoir le produit, le service et en tout cas l'offre : Deusio, les hommes pour la vulgariser, et pour cela, pas d'intermédiaire via les grandes coopératives metteuses en marché. Nous avons un réseau de 200 technico-commerciaux qui n'hésitent pas à proposer des solutions de cours de ferme en cours de fermes et de jardins en jardins. Enfin, dernier ingrédients la formation de nos collaborateurs et collaboratrices, qui à 50-50, affichent une moyenne d'âge de 35 ans. Ce sont ces 3 ingrédients mis bout à bout qui font monter la sauce à quoi il faut rajouter que nous sommes sur un marché très porteur, renouvelable, d'avenir et plutôt sympa. » Et le dirigeant breton issu du milieu agricole de le clamer haut et fort : « La formation, les rencontres, les échanges directs et le suivi permanent de clientèle sont la force de notre groupe. Pas question de changer de braquet ! »

Une indispensable unité de production au Nord

Face à une croissance à deux chiffres et dans un souci à la fois économique et écologique (l’entreprise contribue à la filière ADIVALOR® de recyclage des emballages vides d’engrais et d’amendements), il est apparu opportun que la filiale de BIO3G, BIOS Développement, possède un 2ème site de production sur la partie Nord de la France, "dans le triangle Tours-Ancennis-Le Mans". C'est la raison pour laquelle, elle a acquis l’ancienne usine France Champignon délaissée depuis 2009 dans la zone industrielle de Chacé, une Zone à Finalité Régionale (AFR). Il s'agit d'un site de 11 hectares composés d'un bâtiment et d'une plate-forme de stockage. Pour Marc Guillermou, l'objectif premier, est de « renforcer notre autonomie industrielle en augmentant notre capacité de production et avoir un outil adapté aux besoins de l’entreprise et du marché. L’installation sur ce site permettra une diversification de notre gamme, avec notamment la fabrication du granulé « perlé » Et de continuer : « Cette localisation nous permet par ailleurs d’optimiser les coûts logistiques en possédant un site au sud et un au nord et de diminuer ainsi l'impact carbone par une livraison de proximité.»

20 nouveaux emploi en Saumurois d'ici à 2017

C’est cet automne que BIOS Développement doit commencer à exploiter les 11 hectares. Pour les élus Saumurois, la venue de la société BIO3G constitue une véritable aubaine. Non seulement cela permet de restaurer une friche industrielle mai aussi de créer de l'emploi. C'est pourquoi c'est sans hésiter qu'ils ont voté l'octroi d'une subvention de 20 000 € (sur une dépense subventionnable de 1 329 192 € pour une aide à l'emploi en zone AFR) qui engage de facto et par voix de convention l'entreprise à créer 15 à 20 emplois en CDI au terme d'un programme de 3 ans. Une subvention viendra en complément des aides prévues par la Région Pays de la Loire qui prévoit un accompagnement de 50 000 € sous forme de subvention et 100 000 € sous forme d'avance remboursable. Et Marc Guillermou se félicite et s'engage : « Je suis heureux que nous nous implantions sur un territoire aussi agréable et chaleureux. En plus, nous y avons reçu un accueil très professionnel, tant de la part des personnels de l'agglo que des élus locaux et régionaux, de sorte que tout a pu aller très vite. Et comme nous nous y sommes engagés avec l'agglo et la région, nous ne procéderons tant que faire ce peu qu'à des recrutements en local. Le territoire ne manque pas de ressources et il y a matière à y trouver des effectifs compétents.»

Interviews de Marc Guillermou, PDG de Bio3G sur le Saumur Kiosque - 06 septembre 2015 I Catégorie : Vie de la cité